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mardi 17 mai 2011

Preuves de François Marie de Mengin de Fondragon

J'ai trouvé ce procès-verbal sur le site de la BNF et en donne ici la transcription.

Procès-Verbal des preuves de la noblesse de François-Marie de Mengin de Fondragon, agréé par le Roi pour être admis an nombre des gentilshommes que Sa Majesté fait élever dans l’hotel de l’École royale militaire.

D’azur à une fasce d’or surmontée d’un griffon à demi-corps de même.

Ier degré, produisant. François-Marie de Mengin de Fondragon, 1768.

Extrait d’un registre des batêmes de l’eglise paroissiale de Saint Sauveur de la ville de Lille, reposant au greffe de la gouvernance et souverain baillage de Lille, portant que François Marie fils du légitime mariage de messire Pierre de Mengin, chevalier, sieur de Fondragon, chevalier de l’ordre militaire de Saint Louis et major du Fort Saint Sauveur, et de dame Marie Anne Joseph de Fontaine, naquit le 15 d’avril 1758 et fut batisé le même jour. Cet extrait délivré le 18 d’avril 1766 pat François Joseph Marie du Sart, ecuyer, seigneur de Bouland, etc, conseiller du Roi, lieutenant général, civil et criminel de la gouvernance et souverain baillage de Lille, et légalisé, par monsieur de Caumartin, intendant de Flandre et d’Artois.

IIe degré, père et mère. Pierre de Mengin de Fondragon, Marie Anne Joseph de Fontaine, sa femme, 1751.

Contrat de mariage de messire Pierre de Mengin, chevalier, sieur de Fondragon, capitaine au régiment de Picardie et chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis, natif de la ville d’Astaffort, diocèze de Condom, fils de feu messire Isaac, chevalier, seigneur de la Rocquette, etc, et de défunte dame Marie Anne d’Avache de Thèze, accordé le 6 de decembre 1751 avec demoiselle Marie Anne Joseph de Fontaine, fille de feu Gilles, seigneur de Sarteaux, conseiller du roi et son procureur sindic de la ville de Lille, devant Caullet notaire royal de la résidence de la même ville.

Arrêt du Conseil d’État du Roi tenu à Versailles les vingt trois de décembre mil sept cent soixante et un, par lequel Sa Majesté maintient Pierre Mengin, chevalier de Saint Louis, ancien capitaine au régiment de Picardie, et major du Fort Saint Sauveur à Lille en Flandre, fils de messire Izaac Mengin chevalier seigneur de la Rouquette, et de feue Marie Anne d’Avache de Thèze, dans son ancienne noblesse, le déclare et ses enfants nés et à naître en légitime mariage, nobles d’ancienne extraction, veut qu’ils soyent regardés comme tels, qu’ils jouissent des pivilèges attachés à la noblesse, et que leurs noms soyent inscrits dans le catalogue des nobles, et ce sans s’arrêter à une ordonnance du sieur Pellot intendant de Bordeaux rendue par forclusion le vingt-six d’août mil six cent soixante six contre Pierre Mengin, ayeul dud. autre Pierre, laquelle ordonnance Sa majesté casse et annulle sans qu’il puisse lui être opposé qu’il est né depuis la dite ordonnance, dont à cet effet elle le relève et dispense, en tant que de besoin, voulant que cette ordonnance ne lui puisse nuire ni préjudicier. Cet arrêt signé Phelypeaux fut enregistré au greffe du Parlement de Bordeaux le 9 de mars 1763 en conséquence de l’arrêt de la dite Cour.

Extrait des registres des batêmes de l’eglise paroissiale de Saint Félix d’Astaffort, diocèze de Condom, portant que Pierre, fils de noble Izaac Mengin de la Roquète et de dame Marie Anne d’Avach de Thèse sa femme, fut batisé le 12 de may 1716. Cet extrait signé Duffour curé d’Astaffort et légalisé.

IIIe degré, Ayeul. Izaac de Mengin de la Rouquette, Marie Anne d’Avach de Thèze sa femme, 1713.

Extrait des registres des mariages de la paroisse de Saint Félix d’Astaffort en Condomois, portant que noble Izaac de Mengin fils de noble Pierre Mengin, sieur de la Gardolle, et de demoiselle Anne Guaros, et demoiselle Marie Anne d’Avach de Thèse, tous deux de la dite paroisse, reçurent la bénédiction nuptiale le dix de juillet mil sept cent treize. Cet extrait signé Larraton de Lagonde, curé de la ville et paroisse d’Astaffort, et légalisé par l’évêque de Condom.

Testament olographe de noble Izaac de Mengin de la Rouquette, fils de feu noble Pierre Mengin, sieur de la Gardole et d’Anne Garos, fait le vingt cinq de septembre 1734, par lequel il déclare que de son mariage avec feue dame Marie Anne d’Avach de Tèze, il lui restoit trois enfants, savoir deux garçons et une fille, nommés Pierre, Andronic et Marguerite, fait un legs à demoiselle Marguerite des Beurs alors son épouse, et institue son héritier universel le dit Pierre Mengin son fils aîné. Ce testament signé la Rouquette Mengin testateur fut souscrit le même jour en la ville d’Estafort en Condomois par acte passé devant Marcais, notaire royal de la dite ville, et fut ouvert le vingt-huit d’août mil sept cent quarante par le dit Marcais, détenteur dud. testament, à la requisition de la d. demoiselle Marguerite des Burs, veuve dudit noble Izaac de Mengin, sieur de la Rouquette, et de nobles Pierre et Andronic de Mengin, sieurs de Fondragon, fils dudit défunt.

Extrait des registres de la paroisse d’Astaffort, diocèze de Condom, portant que noble Izaac de Mengin, fils de noble Pierre de Mengin, sieur de la Gardole et de demoiselle Anne de Garros, naquit le 30 d’avril 1666 et fut batisé le lendemain. Cet extrait signé Duffour, curé d’Astaffort et légalisé.

IVe degré, Bisayeul. Pierre Mengin de la Gardolle, Anne de Garos sa femme, 1648.

Contrat de mariage de noble Pierre Mengin, sieur de la Gardolle, fils de noble Jean Mengin, capitaine au régiment de Navarre, et de demoiselle Claire de Blaud sa femme, accordé le dix neuf de may mil six cent quarante huit, avec demoiselle Anne de Garos, fille de Bernard de Garros, conseiller du Roy, lieutenant principal en la sénéchaussée d’Armagnac au siège de Lectoure, et de demoiselle Françoise de Chastanet son épouse. Ce contrat passé devant Fourné, notaire royal de la ville d’Astaffort en Condomois.

Extrait des registres des batêmes de la paroisse de Sainte Aquiterie de Barbonvielle (diocèze de Condom), portant que Pierre fils de noble Jean Mengin ecuyer, capitaine au régiment de Navarre, et de demoiselle Claire Blaut sa femme, fut batisé le douze d’octobre mil six cent vingt et un. Cet extrait signé Desparpailhat curé de lad. église, et légalisé.

Nous Antoine Marie d’Hozier de Sérigny, chevalier, juge d’armes de la noblesse nécessaire pour être admis au nombre des gentilshommes que Sa majesté fait élever dans l’Hotel de l’École royale militaire, ainsi qu’il est justifié par les actes énoncés et visés dans ce procès-verbal que nous avons dressé et signé à Paris le vingt et unième jour du mois de septembre de l’an mil sept cent soixante douze.

[Signé:] d’Hozier de Sérigny.


Généalogie :

Isaac de Mengin
X Marie Anne Davach de Thèse
|
Pierre de Mengin de Fondragon
X 1751 Marie Anne Josèphe de Fontaine
|
Pierre Robert Joseph de Mengin de Fondragon
X 1781 Marie Charlotte Le Mesre
|
Pierre Charles Joseph de Mengin-Fondragon
X 1807 Anne Louise Rousseau de Chamoy
| Euphémie Charlotte de Mengin-Fondragon
X 1842 Marie François Emilien Aubourg de Boury
|
Marie Aurélie Charlotte Aubourg de Boury X 1866 Alfred de Villoutreys
|
Louise de Villoutreys de Brignac
X 1890 Joseph-Edmond H. de la Pinsonnais
|
Jean H. de la Pinsonnais
X Elisabeth de Brébisson
Mes grands-parents

- Cet article est sous licence Creative Commons by-nc-sa.


mercredi 2 mars 2011

Les Mérault, une famille de parlementaires parisiens

En tant que gestionnaire de Tudchentil, je suis amené à chercher régulièrement de nouveaux sujets et articles pour alimenter le site. Dernièrement, j'ai transcrit une série de généalogies de familles bretonnes dont au moins une branche a fait carrière au parlement de Paris. Pendant ces recherches, j'ai transcrit la généalogie de la famille Merault, dite originaire de Bretagne. Mais durant cette transcription, je me suis vite rendu compte qu'elle n'y a aucun lien, aucune attache ni alliance, et que ce document n'a pas vraiment sa place sur Tudchentil.

Je profite donc de ce blog pour le faire partager à mes visiteurs, et peut-être recevoir plus d'information sur son éventuelle origine bretonne (ou pas) grâce à vos commentaires. La mise en page sur un blog pour une telle généalogie n'étant pas très évidente, je vous invite aussi à télécharger le fichier pdf accompagnant ce billet (voir en fin d'article).

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Porte d’azur au chevron d’or accompagné de trois etoilles de mesme, posées deux et une, et une merlette d’argent en pointe.

I degré.

Michel Merault, notaire au Chatelet de Paris.

Jean Merault qui suit,

Marguerite Merault femme de Jean François Reverend.

II degré.

Jean Merault seigneur d’Oreigny, nommé échevin de la ville de Paris en l’an 1565, et depuis ..... 1, mort le 11e aoust 1583 agé de 67 ans, avoit epousé le ..... Nicole Le Brun, morte le 20e fevrier 1585 agée de ... ans, fille de .....

Jean Merault qui suit,

Pierre Merault qui suivra après... A,

Jacques Merault qui suivra encore après... B,

Claude Merault qui suivra aussi après...C,

Margueritte Merault.

III degré.

Jean Merault, seigneur d’Oreigny, tresorier de la maison de Mr le duc de Guise, avoir epousé le ..... Marie Anne Boucher, morte le ....., fille de Germain Boucher et de Marie de Bourdedeuil, dont il eut :

Marie Merault mariée le ..... à Jean Marsoullies, tresorier et payeur des rentes de l’Hôtel de ville de Paris, morte le .....,

Louise Merault, mariée le ..... à Jacques Cousin, grennetier au grenier à sel de Dreux,

Catherine Merault, mariée le ..... à Jean-Baptiste de la Cour, eschevin de la ville de Paris,

Magdeleine Merault, mariée le ..... à Claude Dunoyers, secretaire du Roy et correcteur en la Chambre des comptes.

[page 206] III degré.

A. Pierre Merault, receu auditeur en la Chambre des comptes le ....., et depuis receveur des consignations des requestes du Palais en ..., mort le ... 1630 agé de ... ans, fils de Jean Merault seigneur d’Oreigny, échevin de la ville de Paris, et de Nicolle Le Brun, avoit epousé le ..... Catherine Charpentier morte le 2e may 1634 agée de ... ans, fille de Jacques Charpentier et de Catherine Rouillé, dont il eut :

Pierre Merault, seigneur de Gisse et de Corbeville, maitre d’hotel de la Reyne, mort sans enfans le ..., d’Anne Glué sa femme morte le ... fille de .....,

Jerosme Merault qui suit,

Nicolas Merault qui suivra après... D,

Jean Merault qui suivra encore après... E.

IV degré.

Jerosme Merault, depuis advocat general de la Cour des aydes et enfin conseiller d’État mort le ....., avoit epousé le ..... Isabelle de Bajasson, morte le ....., fille de ......

Jerosme Merault qui suit,

Catherine Merault,

Isabelle Merault.

V degré.

Jerosme Merault, seigneur de Boinville, chancelier de l’ordre de Saint Lazare, receu Conceiller au Parlement en la 4e Chambre des enquestes le 26e juin 1665, mort le ....., avoit epousé en 1eres nopces le ..... Louis Servin morte le ..... fille de Louis René Servin, Conseiller au Parlement, et de Charlotte de Vassan, et en 2es nopces le ..... Marie de Sebret, morte le 17e juin 1714, agée de ... ans, fille de .....


[page 207] IV degré.
D
. Nicolas Merault, seigneur de Gisse et d’Orgement, receu maitre ordinaire en la Chambre des comptes le ....., mort le ..... agé de ... ans, fils de Pierre Merault, receveur des consignations des requestes du Palais, et de Catherine Charpentier, avoit epousé en 1eres nopces le ..... Anne Le Marchand, morte le ..... agée de ... ans, fille de Jean Le Marchand et de ..... et en 2es nopces le ..... Marguerite Le Cornuel morte le ..... agée de ... ans, fille de .....

Pierre Merault qui suit,

Magdeleine Merault.

V degré.

Pierre Merault, seigneur de Gisse et d’Orgemont, vicomte de Chateaufort, d’abord receu Conseiller au Chatelet de Paris en ... puis au Parlement en la ... Chambre des enquestes le 15e juillet 1661, et aussi Chancelier de l’ordre de St Lazare, mort subitement le 2e decembre 1684 agé de ... ans, avoit epousé le ..... Marie Anne de Guenegaud des Brosses, morte le ....

Pierre Merault qui suit,

Catherine Merault.

VI degré.

Pierre Merault seigneur de Gisse et d’Orgement, avoit epousé le ..... Anne Magdeleine Gargan morte le ..... fille de .....

[page 208] Nicolas Merault qui suit,

Jean Baptiste Merault qui suivra après... F,

Elisabeth Merault.

VII degré.

Nicolas Merault, seigneur de Gisse, receu conseiller au Parlement en la ... Chambre des enquestes le ..... mort le ..... agé de ... ans, avoit épousé le ..... Elisabeth Henriette Racine, fille de Michel Racine, secretaire du Roy, receveur general des finances d’Alençon, et Petronille de Vanderlinde, dont il eut :

Pierre Nicolas Merault, qui suit.

VIII degré.

Pierre Nicolas Merault.

VII degré.

F. Jean Baptiste Merault, seigneur de Gisse et de Villeron, receu conseiller au Parlement en la Chambre des enquestes le 30e avril 1681, mort le 28e decembre 1719 agé de ... ans, fils de Pierre Merault et de Marie Anne Gargan, avoit epousé le ..... Charlotte Marie Anne de Saint Martin, morte le 4e fevrier 1721 agée de ... ans, fille d’Armand de Saint Martin, seigneur de Taverni, conseiller au Parlement, et d’Anne Le Clerc de Lesseville, dont il eut :

Jean Baptiste Merault, qui suit,

Gennevieve Merault.

VIII degré.

Jean Baptiste Merault, seigneur de Villeron.

[page 209] IV degré.

E. Jean Merault, receu auditeur en la Chambre des comptes le ..... et depuis receu le ...., fils de Pierre Merault receveur des consignations des requestes du Palais, et de Catherine Charpentier, avoit epousé le ..... Marthe de Gourry morte le ....., fille de .....

Jeanne Merault,

Catherine Merault,

Margueritte Merault.

III degré.

B. Jacques Merault, ....., et depuis maitre des requestes, mort le ..... agé de ... ans, fils de Jean Merault seigneur d’Oreigny, eschevin de la ville de Paris, et de Nicolle Le Brun, avoit epousé le ..... Marie Sachet, morte le ....., agée de ... ans, fille de Jacque Sachet, seigneur d’Epinées, et de marguerite Compaing dont il eut :

Jean Merault qui suit,

Charles Merault seigneur d’Oreigny, mort sans enfans de Guillemette Paineau, fille de Jean Paineau, grand maitre des Eaux et Forests.

Margueritte Merault mariée le ..... à Louis Dulux seigneur de Ventelay, escuier de la Grande écurie du Roy, morte le .....

Marie Merault mariée le ..... à Roger Camus, seigneur de Saint Bonnet.

[page 210] IV degré.

Jean Merault, seigneur de Villiers d’abord receu conseiller au Parlement de Mets le ..... puis à celuy de Rouen le ....., mort le ..... agé de ... ans, avoit epousé le ..... Marie Magdeleine Yvelin, morte le ....., fille de .....

René Merault qui suit,

Charles Merault enseigne de vaisseau à l’Isle de Tabago, mort le ..... 1677 agé de ... ans,

Jean Baptiste Merault qui suivra après... G,

Catherine Merault.

V degré.

René Merault, seigneur de Villiers d’abord receu advocat du Roy au Chatelet le ....., depuis receu conseiller au Parlement en la 5e Chambre des enquestes le 13e juin 1714, mort le 18e fevrier 1718 agé de ... ans, avoit epousé en 1eres nopces le ..... Elisabeth le Boistel, morte le ..... agée de ... ans, fille de Charles le Boistel, et en 2es nopces le .... Marie Susane Fornier, morte le ..... agée de ... ans, fille de Claude Fornier, seigneur de Montagni, president des trésoriers de France à Paris, et Grand voyer de la dite generalité, et de Marie Leschassier dont il eut sçavoir :

1er lit

Paul Merault prestre, mort le 21e juillet 1742 agé de 45 ans.

2e lit

René Merault qui suit,

Margueritte Merault

VI degré.

René Merault, seigneur de Villiers et depuis president au bureau des Finances et Chambre du Domaine de la generalité de Paris le ..... 1740.

[page 211] V degré.

G. Jean Baptiste Merault, baron de Saint Denis et des Coudrays, receu conseiller au Grand conseil le 16e novembre 1703, et depuis procureur general du Grand conseil le 6e may 172, fils de Jean Merault conseiller au parlement de Rouen et de Marie Magdeleine Yvelin, avoit epousé le ..... Elisabeth Henriette Racine, veuve de Nicolas Merault seigneur de Gisse, conseiller au Parlement, fille de Michel Racine, secretaire du Roy, et receveur general des finances d’Alençon et de Petronille de Vanderlinde, dont il eut une fille unique, sçavoir :

Henriette Elisabeth Merault mariée le 4e fevrier 1740 à Antoine Lambert Masson, seigneur de Meslé, president en la Chambre des comptes.

_____

III degré.

C. Claude Merault, seigneur de la Fossée, receu auditeur en la Chambre des comptes le ..... et depuis maitre ordinaire en la mesme Chambre des comptes le ....., mort le ....., fils de Jean Merault seigneur d’Oreigny, eschevin de la ville de Paris, et de Nicolle le Brun, avoit epousé le ..... Jeanne Le Comte, morte le ..... fille de Jean Le Comte, vendeur de marée, et depuis eschevin de la ville de Paris, et l’un des quarteniers, et de Catherine Desmarest, dont il eut :

Catherine Merault, mariée le ..... à Charles Galand, auditeur en la Chambre des comptes, morte le .....,

Anne Merault, mariée le ..... à Jacque Boursier, prevost à Sens,

Marie Merault, mariée le ..... à Michel Larcher, president en la Chambre des comptes,

Jeanne Merault, mariée le ..... à Jacque Maineaud.

1Ainsi en blanc. Par la suite tous les blancs seront indiqués par des pointillés.


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lundi 26 janvier 2009

La triste mort de Charles Albert Jarret de la Mairie

Tim Milk, qui m'avait contacté au début de l'année à propos de Charles Albert Jarret de la Mairie, m'en apprend plus sur la vie et la mort de Charles Jarret.

Charles Albert Jarret de la Mairie et Charlotte Canda

Tim, qui s'intéresse à Charlotte Canda, a fait sa propre enquête sur Charles Albert, je vous traduis ce qu'il m'écrit dans son dernier message : "Charles Albert était en Amerique en 1843 ou 1844. Comment rencontra-t-il la famille Canda, je n'en sais rien. Il demanda en mariage Charlotte Canda, fille de Charles et Adèle Canda. Charles Albert avait 23 ans, Charlotte en avait 16 (ce qui était fréquent à l'époque, surtout quand les fortunes le permettaient).

Le père, Charles Canda, était officer dans l'armée de Napoléon. Il était né à Amiens, et se battit en Russie et à Waterloo. Il vint en Amérique vers 1824 et épousa Adèle Theriott, fille d'un marchand français. Ils fondèrent une école pour filles place Lafayette. Leur fille Charlotte était très belle, charmante et intelligente. Elle devint célèbre à New York pour être l'une des plus jolies filles de la ville.

Dans la nuit du 3 février 1845, Charlotte tomba d'un fiacre et mourut. Charles Albert était désolé. Il retourna en Europe où il erra. Il se alla à Rome où il tomba amoureux d'une femme mariée. Je pense que l'affaire a été découverte, et que son père et sa mère en furent très contrariées.

Charles Canda entendit probablement parler des problèmes de Charles Albert. Il l'invita à revenir à New York, peut-être pour lui présenter une autre jeune fille de son école. Il semble que Charles ne se soit jamais remis de la mort de Charlotte, et qu'aucune autre femme ne l'intéressait plus. Le 18 octobre 1847, il rentra dans sa chambre d'hôtel et se tira dessus deux fois avec un pistolet. Il mourut de ses blessures.

Voici maintenant la transcription de l'enquête de police (transcription de Tim Milk, avec son aimable autorisation). Ma traduction en français suivra.

AN INQUIRY - Charles Jarret de la Mairie

Found: Broadway and Reade
Taken at the house of Antoine Vignes, corner Broadway & Reade St. on October 18, 1847
[He killed himself in the early morning hours - T.Milk]

" . . . came to his death by shooting himself with a pistol in the head and also near the region of the heart while labouring (sic) under temporary insanity."

Testimony

Charles Canda, residing 17 Lafayette Place being sworn _____ that I have been aquainted with Charles Jarret the _____ Mairie this first of September. He was a native of France of very respectable family--and well educated. He arrived from Paris in the early part of September and was in easy circumstances. Yesterday about 12 o'clock he came to my house -- and seemed under great mental excitement. During the conversation  he asked me if I had the same opinion of him as my sister--he fancied that my sister despised him-- I tried to ascertain the cause of his strange conduct--and asked him if he had committed any crime-- he was ____ _____ and asked a great many strange questions and said he intended to destroy himself--so giving as a cause that he was in love with a married woman in Rome --  I told him that he had friends and that he must wait and the doctor would restore him to health -- he was very much excited and when he left me I told him I would call to see him--He said to me not to call--after he left he came back again and asked me where he would find a Catholic minister-- He left my house in the afternoon about half-past four o'clock-- i did not see him again until he was dead. While at my house he showed a pistol and alarmed my family very much.  Charles Canda.

== + == + ==

Antoine Vignes residing at Broadway and Reade St. Being sworn says that he keeps a hotel at said place -- Charles A. Jarret _____ came to board with me last tuesday night. I did not notice anything strange in his manner . . . times he has been with me he was very quiet and frequently rode out in a carriage. Yesterday afternoon about 4 o'clock he came home. I asked him if he would have some dinner--he replied no--then went to his room--and soon after this he came downstairs and requested a carriage to see about a vessel to return to France-- he came home and wanted some soup-- About 8 o'clock a carriage was ordered for him   he wanted to go and see a Bishop-- he did not see the Bishop and saw one of the priests-- about half-past nine he requested a carriage again - as he wished to see one of the priests again. He returned about 1/2 past 10 o'clock and went to his room-- I did not see him again until this morning -- I asked him if he wanted breakfast -- he said give him a cup of tea -- The tea was sent to his room. He refused to receive it and so on after called to the waiter-- I went up to his room, he said he would like to see the priest again-- I at this time had sent for his friend -- he told me if any person came to see him to tell him their names before he showed them to his room. I went to his room again to see what he was doing in there -- he was sitting at a table with a pistol in his hands -- I asked him what he was going to do -- that he should (not) have such a thing in his room -- He then raised the pistol to his head and said that he would blow out his brains so as to not disgrace his family-- I told him  that he must not injure my home and got hold of the pistol and took it from his hands-- It was a four barrelled revolver, the barrells were all loaded and had caps on -- I saw another pistol lying on the table which did not appear to be in order -- I left his room and took the pistol with me -- in about six or eight minutes a servant came down stairs and said that they had heard the report of a pistol upstairs. I went to the room of the deceased--his door was locked -- I called to him, he did not answer me. I then broke the door in-- the deceased was lying on the bed with a pistol lying by his left side -- he was not quite dead -- and lived a few minutes -- I sent for a doctor -- before he came he was dead.  Antoine Vignes.

The following are literal translations of notes left by the deceased, written in French: --

[Addressed to his brother Louis.]
"Farewell my good Louis—Farewell for ever, farewell likewise my good Agatha. I dare no longer write to my father or mother, neither to Henry or his wife. I have become a stain to my family."

[To his Mother.]
"To my Mother: God or the devil wishes me to stigmatize your name. There are two pistol shots that I have fired without being able to kill myself. Farewell, forgive me."

On another piece of paper:  “Before dying, I ask pardon of those I have rendered so unhappy, and particularly to the person who brought me here.”

Verdict accordingly.

Dr. Thomas Holmes

(Archives Municipales de New-York - NY County Coroner's Inquests, Roll No. 35 Sept-Dec 1847, relevé par Tim Milk).

Traduction de l'enquête de police

Trouvé à : Broadway et Reade
Pris à la maison d'Antoine Vignes, à l'angle de Broadway et Reade St. le 18 october 1847
[Il s'est tué dans les premières heures de ce jour - T.Milk]

" . . . est mort en se tirant dessus avec un pistolet dans la tête et près du coeur pendant qu'il travaillait (sic) sous l'emprise d'une folie passagère."

Témoignages

Charles Canda, habitant au 17, place Lafayette a juré _____ que j'ai été en relation avec Charles Jarret de _____ Mairie ce premier septembre. Il était originaire de France, d'une famille très respectable - et bien éduqué. Il était arrivé de Paris début septembre dans de bonnes conditions. Il vint chez moi hier vers midi - et paraissait très excité. Pendant la conversation il me demanda si j'avais la même opinion de lui que ma soeur - il pensait que ma soeur le méprisait - J'ai essayé de connaître la raison de son étrange conduite, - et je lui ai demandé s'il avait commis un crime - il était ____ _____ et a posé beaucoup de questions étranges et à dit qu'il avait l'intention de se détruire - en donnant comme raison qu'il était amoureux d'une femme mariée à Rome - Je lui ai dit qu'il avait des amis, qu'il devait attendre et que le médecin allait lui rendre la santé - Il était très énervé et quand il m'a quitté je lui ai dit que j'irais le voir - - Il m'a dit de ne pas le faire - après être parti, il revint et me demanda où il pouvait trouver un prêtre catholique - Il quitta ma maison dans l'après-midi vers quatre heures et demies - je ne l'ai pas revu jusqu'à sa mort. Pendant qu'il fut chez moi il montra un pistolet et effraya beaucoup ma famille.  Charles Canda.

== + == + ==

Antoine Vignes habitant à Broadway et Reade St. a juré qu'il possédait un hôtel à cet endroit - Charles A. Jarret _____ est venu prendre pension chez moi mardi soir dernier. Je n'ai rien noté d'étrange dans son comportement . . . fois qu'il venait chez moi il était très calme et sortait souvent en fiacre. Hier après-midi vers 4 heures il vint à la maison. Je lui ai demandé s'il désirait dinner - il me répondit que non - et alla dans sa chambre - et redescendit rapidement et demanda un fiacre pour chercher un vaisseau qui le ramènerait en France - il rentra et demanda un peu de soupe - Après 8 heures un fiacre lui fut loué, il voulait aller voir un évêque - il ne vit pas l'évêque et vit un de ses prêtres - vers neuf heures et demies il demanda à nouveau un fiacre - car il voulait voir encore un de ces prêtres. Il rentra vers 10 heures et demies et alla dans sa chambre - Je ne l'ai pas revu jusqu'à ce matin - Je lui ai demandé s'il voulait un petit déjeuner - il répondit qu'on lui donna une tasse de thé - Le thé lui fut monté dans sa chambre. Il le refusa et tout de suite après appela le serveur - J'allais dans sa chambre, il dit qu'il voulait voir à nouveau le prêtre - J'ai envoyé chercher son ami à ce moment - il me dit, si quelqu'un venait le voir, de lui dire leurs noms avant de les faire entrer dans sa chambre. Je revins dans sa chambre pour voir ce qu'il y faisait - il était assis à une table avec un pistolet dans les mains - Je lui demandais ce qu'il s'apprêtait à faire - qu'il ne devrait pas avoir une telle chose dans sa chambre - Il leva alors le pistolet vers sa tête et dit qu'il se ferait sauter la cervelle pour ne plus être une honte pour sa famille - Je lui ait dit qu'il ne devait pas offenser ma maison et mis la main sur le pistolet et lui pris des mains - C'était un revolver à quatre barillets, les balles étaient toutes chargées et amorcées - J'ai vu un autre pistolet posé sur la table et qui ne semblait pas être en état de marche - J'ai quitté sa chambre en emportant le pistolet - six ou sept minutes après un serviteur descendit les escaliers et dit qu'il avait entendu le bruit d'un pistolet en haut. J'allais à la chambre du décédé - sa porte était verouillé - Je l'ai appelé, il ne répondit pas. J'ai alors forcé la porte - le décédé était étendu sur le lit avec un pistolet posé à sa gauche - il n'était pas complètement mort -- et a vécu quelques minutes - J'ai envoyé chercher un médecin - avant qu'il arrive il était mort. Antoine Vignes.

La suite sont des traductions littérales de notes laissées par le décédé, écrites en français : -

[Adressé à son frère Louis.]
"Adieu mon bon Louis — Adieu pour toujours, adieu de même ma bonne Agathe. Je n'ose plus écrire à mon père et à ma mère, pas plus qu'à Henry et à sa femme. Je suis devenu une tâche pour ma famille."

[A sa mère.]
"À ma mère : Dieu ou le diable souhaitent que je stigmatise votre nom. J'ai tiré deux coups de pistolet sans pouvoir me tuer. Adieu, pardonnez-moi."

Sur un autre morceau de papier : “Avant de mourir, je demande pardon à ceux que j'ai rendu malheureux, et en particulier à la personne qui m'a amené ici.”

Verdict en conséquence.

Dr. Thomas Holmes


Un très grand merci à Tim pour ses communications.


Généalogie :
Henri-René Julien J. de la M. épouse en 1776 Philippe-Madeleine du Boisjourdan
_______________________________|______________
| |
Henri-René Louis J. de la M. Louis Ambroise Augustin J. de la M.
X Augustine-Marie Le Gouz du Plessis X Marie-Angèle Le Gouz
| |
Charles-Albert J. de la M. Louise-Marie J. de la M.
X Edmond Hochedé de la Pinsonnais
|
Joseph-Edmond H. de la Pinsonnais
X Louise de Villoutreys de Brignac
|
Jean H. de la Pinsonnais
X Elisabeth de Brébisson
Mes grands-parents

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