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Archives familiales

Documents d'archives familiales (mais pas nécessairement de ma famille).

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lundi 16 juillet 2012

Changer de domicile en 1804

Sous le Consulat, on ne déménageait pas toujours comme on le voulait. On faisait une déclaration officielle à la mairie locale, qui la faisait viser par le commissaire de police. Ici, la déclaration est faite 4 mois à l'avance.

Nantes, le 30 ventôse an 12 de la République française (21 mars 1804)

Le Maire de la ville de Nantes,
Atteste et certifie que ce jour,
A comparu la dame femme Vincent Guy Hochedé, rentier, rue Simoneau no 3, laquelle a declaré qu'elle et son mari quitteront, au 6 messidor prochain (25 juin 1804), le domicile qu'ils ont en cette commune pour le fixer à Nozay en ce departement, se reservant un pied à terre de deux chambres seulement, à Nantes, rue Abélard, et a signée
    signé Hochedé F.
En mairie à Nantes les dits jour et an

Le présent doit être communiqué au commissaire de police de la juridiction

Vu le 2 Germinal an 12, Bau, commissaire de police

Source : Archives de la Pinsonnais, A13 1001.


Généalogie :

Guy Vincent Hochedé de la Pinsonnais
X Jacqueline Duval de la Poterie
|
François Marie Vincent Hochedé de la Pinsonnais
X Antoinette Duchesne de Chédouët
|
Edmond H. de la Pinsonnais
X Louise Jarret de la Mairie
|
Joseph-Edmond H. de la Pinsonnais
X Louise de Villoutreys de Brignac
|
Jean H. de la Pinsonnais
X Elisabeth de Brébisson
Mes grands-parents

- Cet article est sous licence Creative Commons by-nc-sa.

jeudi 30 décembre 2010

Compte de scolarité et livres de pension vers 1820

Pour renouer avec les premiers billets de ce blog, voici la liste de ce que devait apporter une jeune fille (ici Antoinette Hochedé de la Pinsonnais qui avait une dizaine d'années) en arrivant en pension, avec le prix de la pension même et des cours supplémentaire.


Le prix de la pension est 500f par an
Les maitres d'écriture et d'orthographe 15f par quartier
Le maitre de musique vocale 8f par mois
Le maitre de dessin également 8f par mois

Les livres nécessaires
Une Bible de Royaumont
un Psautier
un Catéchisme du diocèse
une Journée chrétienne à l'usage de Potier
la Géographie de Gautier avec son atlas
l'Histoire complette par A.M.D.G. qui se trouve chez Bussueil, place Bourbon
la grammaire de Jegou

Linge
3 paires de draps
une douzaine de serviettes, 6 pour la table et 6 pour la toilette
2 robes noires avec leur pelerine, une de deshabillé
6 voiles
6 colerettes
6 bonnets. L'autre linge à la volonté des parents.

Si Madame Ogedé désire d'autres renseignements, je me ferais un plaisir de les lui donner, je la prie d'en être persuadée ainsi que du respect avec lequel j'ai l'honneur d'être sa très humble et obéissante servante.

Sr M[arie] F[elic]ie Levaillant

Source : Archives de la Pinsonnais, A2 1006.2

Bonne année !!


Généalogie :

François Marie Vincent Hochedé de la Pinsonnais
X Antoinette Duchesne de Chédouët
________|______________________________________
| | |
Edmond H. de la Pinsonnais Antoinette Eugénie
X Louise Jarret de la Mairie X Alfred de Goué Sans alliance
|
Joseph-Edmond H. de la Pinsonnais
X Louise de Villoutreys de Brignac
|
Jean H. de la Pinsonnais
X Elisabeth de Brébisson
Mes grands-parents

- Cet article est sous licence Creative Commons by-nc-sa.

dimanche 21 mars 2010

Romance de M. de la Harpe

Pour la journée mondiale de la poésie (comment ça, vous l'ignoriez ?), voici justement un poème et sa transcription en orthographe moderne.

Je ne sais pas grand chose de cette romance, seulement que Jean-François de la Harpe était un poète et écrivain français d'origine suisse, né en 1739 et mort en 1803, un peu oublié de nos jours (merci Wikipedia). Je ne sais pas où elle a été publiée et donc où elle aurait pue être copiée. Merci aux visiteurs amateurs de lettres anciennes de m'éclairer !

(Archives de la Pinsonnais, A.2.9001)

Romance de Mr de la Harpe

D'une amante abandonnée
Pourquoi crains-tu la vigueur
Maître de ma destinée
Tu prononças mon malheur
A cette nouvelle affreuse
J'étais prête d'expirer
Mais je fus moins malheureuse
A pressent je puis pleurer

Je l'ai trop fait voir peut-être
Ton pouvoir, et mon ardeur
en me laissant moins connaître
J'avais mieux fixé ton cœur
Mais j'ai cru loin de me taire
N'en pas assez exprimer
D'autres ont l'orgueil de plaire
Je n'ai que celui d'aimer

J'avais bien prévu les suites
D'un si tendre engagement
Le plaisir a ses limites
En est-il au sentiment
Ton cœur ingrat de mes chaînes
A dédaigné la douceur
et j'ai propagé mes peines
Pour augmenter ton bonheur

Et bien ce monde frivole
T'offre-t-il de vrais plaisirs
As-tu rencontré l'idole
Qui doit fixer tes dessins
Que ta maîtresse nouvelle
Doit être chère à tes yeux
Car tu n'est pas infidèle
Pour n'être pas plus heureux

Tu t'es mal connu toi-même
Tu sentiras ton erreur
Tu mets ta gloire suprême
A conquérir plus d'un cœur
Mais la nature invincible
Te prescrit une autre loi
Elle t'a formé pour moi

Lorsqu'à ces beautés trompeuses
Tu seras las d'obéir
Et de tes chaînes honteuses
Quand tu viendras a rougir
Viens retrouver ton amante
Viens lui confier ton sort
Tu la reverras constante
Elle n'attend qu'un remord

Ne crains pas que ma vengeance
Abuse d'un tel moment
Je mettrais ma jouissance
A consoler mon amant
Et ma tendresse est si pure
Que je croirais malgré toi
En oubliant ton injure
Ne rien faire que pour moi.

- Cet article est sous licence Creative Commons by-nc-sa.

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