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Archives familiales

Documents d'archives familiales (mais pas nécessairement de ma famille).

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dimanche 21 mars 2010

Romance de M. de la Harpe

Pour la journée mondiale de la poésie (comment ça, vous l'ignoriez ?), voici justement un poème et sa transcription en orthographe moderne.

Je ne sais pas grand chose de cette romance, seulement que Jean-François de la Harpe était un poète et écrivain français d'origine suisse, né en 1739 et mort en 1803, un peu oublié de nos jours (merci Wikipedia). Je ne sais pas où elle a été publiée et donc où elle aurait pue être copiée. Merci aux visiteurs amateurs de lettres anciennes de m'éclairer !

(Archives de la Pinsonnais, A.2.9001)

Romance de Mr de la Harpe

D'une amante abandonnée
Pourquoi crains-tu la vigueur
Maître de ma destinée
Tu prononças mon malheur
A cette nouvelle affreuse
J'étais prête d'expirer
Mais je fus moins malheureuse
A pressent je puis pleurer

Je l'ai trop fait voir peut-être
Ton pouvoir, et mon ardeur
en me laissant moins connaître
J'avais mieux fixé ton cœur
Mais j'ai cru loin de me taire
N'en pas assez exprimer
D'autres ont l'orgueil de plaire
Je n'ai que celui d'aimer

J'avais bien prévu les suites
D'un si tendre engagement
Le plaisir a ses limites
En est-il au sentiment
Ton cœur ingrat de mes chaînes
A dédaigné la douceur
et j'ai propagé mes peines
Pour augmenter ton bonheur

Et bien ce monde frivole
T'offre-t-il de vrais plaisirs
As-tu rencontré l'idole
Qui doit fixer tes dessins
Que ta maîtresse nouvelle
Doit être chère à tes yeux
Car tu n'est pas infidèle
Pour n'être pas plus heureux

Tu t'es mal connu toi-même
Tu sentiras ton erreur
Tu mets ta gloire suprême
A conquérir plus d'un cœur
Mais la nature invincible
Te prescrit une autre loi
Elle t'a formé pour moi

Lorsqu'à ces beautés trompeuses
Tu seras las d'obéir
Et de tes chaînes honteuses
Quand tu viendras a rougir
Viens retrouver ton amante
Viens lui confier ton sort
Tu la reverras constante
Elle n'attend qu'un remord

Ne crains pas que ma vengeance
Abuse d'un tel moment
Je mettrais ma jouissance
A consoler mon amant
Et ma tendresse est si pure
Que je croirais malgré toi
En oubliant ton injure
Ne rien faire que pour moi.

- Cet article est sous licence Creative Commons by-nc-sa.

dimanche 31 janvier 2010

Les bancs des églises de Châteaubriant en 1784

Je crois que c'est Joseph Chapron qui, dans un de ces ouvrages, relate l'évènement suivant : Vers 1785-86, à Châteaubriant, un sieur Hochedé fut nommé marguillier (c'est-à-dire conseiller de la paroisse), mais il refusa cette nomination. Les paroissiens ne l'entendirent pas de cette oreille, et le forcèrent à accepter leur choix.

C'est dans les archives de ce marguillier malgré lui qu'a été retrouvé ce compte original, qui liste les paroissiens de Châteaubriant ayant un banc attitré, et la somme due pour ce banc, dans les deux églises de la ville (Saint-Jean de Béré et Saint-Nicolas). Je suppose qu'il s'est servi de ce document comme d'un modèle pour celui de 1786 qu'il a lui-même rédigé (j'espère le mettre aussi en ligne bientôt). Les évènements de 1789 et surtout ceux de 1791 à Châteaubriant (le bal tragique) ont poussé la famille à quitter Châteaubriant pour revenir à Nozay, en emmenant avec eux ces papiers...

M. Guy Deroubaix m'a aidé à transcrire ce document dans le cadre du groupe de discussions généalogique de la Loire-Atlantique (CGW44).

(Archives de la Pinsonnais - A.13.0008)

Bancs des églises de Châteaubriant en 1784 Version PDF (transcription complète).

Généalogie :

Guy Vincent Thomas Hochedé
X 1784 Jacqueline Duval de la Potterie
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François Hochedé de la Pinsonnais
X Antoinette Eulalie Duchesne de Chédouët
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Edmond H. de la Pinsonnais
X Louise Jarret de la Mairie
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Joseph-Edmond H. de la Pinsonnais
X Louise de Villoutreys de Brignac
|
Jean H. de la Pinsonnais
X Elisabeth de Brébisson
Mes grands-parents

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samedi 21 novembre 2009

Les impôts sous l'Empire (3)

L'empereur a besoin de chevaux pour ses campagnes militaires, alors pour les acheter, il lève un nouvel impôt.

(Archives de la Pinsonnais - A20.2009)

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