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mercredi 3 juin 2009

Dessiner un blason avec Inkscape (1)

Le dessin vectoriel

Ayant vu mes dessins de blasons, ici et sur HéraldiqueGenWeb, Gilles, un pionnier du blog généalogique (de qualité), s'y est mis à son tour. Récemment, en voyant les articles que je consacre aux blasons de du Paz, il m'a suggéré de faire un petit tutoriel sur le dessin de blasons tel que je le pratique, en dessin vectoriel. Voici donc une entrée en matière.

Tout d'abord, il importe de comprendre la différence entre un dessin bitmap (en français, matriciel), et un dessin vectoriel. Grossièrement, un dessin bitmap se définit comme une grille de points ayant chacun une couleur qui lui est propre. Cela représente à peu près 99,99% des dessins qu'on trouve sur internet. Une image vectorielle est elle constituée d'objets géométriques, qui sont redessinés à chaque fois qu'on affiche l'image. Chaque objet est doté de propriétés qui permettent de le dessiner (type d'objet, couleur, position...). Comme mon but n'est pas de faire un cours sur le dessin assisté par informatique, je vous renvoie aux articles de Wikipédia sur les images bitmap et vectorielles pour bien comprendre la différence entre les deux types d'images, avec leurs avantages et inconvénients. Le principal inconvénient du dessin bitmap est qu'il se dégrade très vite dès qu'on veut en changer la taille ou une couleur...

A l'inverse le dessin vectoriel permet une définition parfaite de l'image à toute les tailles, mais à chaque affichage, l'image doit être redessinée, et cela nécessite beaucoup de calculs. Autrefois, ce type de dessins étaient donc réservés aux professionnels car il fallait des machines très puissantes et des logiciels aux prix pharaoniques pour travailler en vectoriel (ou bien beaucoup de temps pour laisser le logiciel faire ses calculs...). Aujourd'hui, n'importe quel ordinateur d'entrée de gamme est bien plus puissant que ceux qui ont servi à envoyer la première fusée sur la Lune, et le mouvement du logiciel libre met à notre disposition des logiciels gratuits qui n'ont rien à envier à leurs homologues commerciaux.

Pour dessiner nos blason, nous allons donc utiliser le logiciel de dessin vectoriel Inkscape que vous pouvez télécharger gratuitement ici (téléchargez toujours les logiciels sur leurs sites officiels...). Ce tutoriel utilise la version 0.46 d'Inkscape, qui est la dernière disponible au moment de la rédaction de cet article. On trouve beaucoup d'aide sur Inkscape et son utilisation sur internet. N'hésitez pas à consulter les sites qui y sont consacrés et la documentation d'Inkscape. Mon but ici n'est pas de vous apprendre à vous servir du logiciel, car d'autres le font mieux que moi, mais de vous montrer comment on peut s'en servir pour faire de (beaux) dessins héraldiques.

Si vous ne connaissez pas déjà un peu Inkscape, il sera utile de suivre quelques tutoriaux simples avant de suivre celui-ci. Vous en trouverez de très bien ici pour démarrer (faites au moins les deux premiers, Basique et Avancé, et si vous faites aussi Formes, ce tutoriel vous semblera facile).

Dessin d'un écu simple

Préparation du modèle (mode bitmap)

Je suis très mauvais dessinateur, je ne sais faire que des bonshommes avec un cercles et quelques traits... J'utilise donc des modèles que je copie et modifie pour présenter des dessins pas trop moches... Pour ce tutoriel, nous allons dessiner un simple écu, mais avec une forme spécifique, inspirée d'un dessin de Pierre Joubert (L'héraldique, 1992, éditions Ouest-France). La première étape est la numérisation du modèle (avec un scanner pour celui-ci, mais si votre modèle est sur un document fragile, privilégiez l'appareil-photo). Si votre modèle est déjà une image informatisée provenant par exemple d'un site internet (attention aux éventuels droits de copie), cette étape est facultative.

Tout le travail de préparation se fait sur une image bitmap, avec un logiciel de dessin bitmap. Si vous voulez faire le tutoriel en même temps que vous le lisez (conseillé) avec le même modèle que moi (mais un autre fera très bien l'affaire), téléchargez-le ici. Préférez toujours travailler sur des images grandes (au moins 3 à 400 pixels de large).

L'étape suivante est la préparation du modèle. Elle est très importante, car si le modèle est de mauvaise qualité, le résultat de la vectorisation sera aussi moyen et vous aurez beaucoup de travail de reprise. Pour cela, n'importe quel logiciel de dessin traditionnel, donc bitmap, fait l'affaire, que ce soit Paint ou Photoshop... Comme ici, seule la forme de l'écu nous intéresse, nous supprimons tout le reste et ne gardons que le contour.

Le résultat semble correct, mais si on grossit l'image, on peut voir qu'elle recèle de nombreuses imperfections. C'est particulièrement vrai si on part d'une image au format Jpeg (comme mon modèle), ou d'une photo. Ci-dessous, grossis 6 fois, le coin haut à gauche de l'image et le bord en bas à droite : les contours sont loin d'être nets, il y a même des points blancs dans le contour (dus à la qualité d'impression de mon bouquin ou aux performances de mon scanner). Si on ne fait rien, l'image vectorisée suivra ces défauts et le contour ondulera au lieu d'être rectiligne, et cela nécessitera beaucoup de retouches. On les repasse donc en noir pour avoir des bords nets. Ici, l'opération se fait en moins d'une minute quand on en a l'habitude, mais sur des dessins complexes, cela peut prendre beaucoup plus longtemps. Il m'arrive régulièrement de passer 30 minutes à une heure pour repasser entièrement un contour, surtout quand le modèle est une photo aux contrastes faibles...

Maintenant que le modèle est propre, on peut s'en servir pour le vectoriser. Enregistrons notre image (de préférence au format png que jpeg), et ouvrons-la avec Inkscape.

La vectorisation (passage en vectoriel)

Notre dessin est ouvert sous Inkscape. La suite est relativement simple et facile, à partir du moment où la préparation a été sérieusement faite. Si vous avez sauté l'étape de préparation (la plus importante, n'oubliez pas), vous pouvez prendre le tutoriel en cours de route en téléchargeant ce modèle. Après ouverture de l'image (un copier-coller depuis votre logiciel de dessin bitmap vers Inkscape fonctionne si l'image n'est pas trop grande), vous avez quelque chose qui ressemble à ça :

Inkscape sait lire les dessins bitmap, mais comme il travaille avec des formes géométrique, il ne sait pas faire grand-chose de notre modèle. Demandons-lui de nous le transformer en une forme géométrique. Rien de plus facile : cliquons sur notre modèle pour le sélectionner, et dans le menu "Chemin", choisissons "Vectoriser le bitmap...". Une fenêtre s'ouvre, ne changez rien, et cliquez juste sur OK. Fermez la fenêtre.

Vous pensez qu'il ne s'est rien passé ? Sélectionnez votre modèle et déplace-le. Inkscape lui a superposé une forme géométrique qui épouse (presque) parfaitement ses contours... Voilà, le contour est vectorisé, on peut supprimer le modèle...

Pour autant, la vectorisation n'est pas parfaite. Inkscape a mis des nœuds au milieu des segments rectilignes, il est préférable de les supprimer. De même, il a mis par endroits (là où l'écu s'arrondit avant la pointe) des nœuds durs qu'il faut rendre doux. Enfin, sur la pointe, il a mis des nœuds doux alors qu'ils devraient être durs. Notre modèle n'était donc pas parfait ;). Corrigeons tout ça... Pour ce faire, utilisez les outils encadrés en rouge et en vert ci-dessous. Si vous ne savez pas comment les utiliser, c'est que vous n'avez pas suivi les tutoriaux conseillés dans la première partie (dépêchez-vous de les faire, ils sont simples et faciles).

La simplification permet d'éliminer les éventuels défauts qui resteraient après la vectorisation, et vous donne un écu aux courbes et angles parfaits. Inkscape intègre une fonctionnalité de simplification automatique, mais malheureusement elle n'est pas encore paramétrable et dans notre cas, le résultat serait catastrophique (vous pouvez essayer pour voir)... Moins notre forme contiendra de nœuds, plus le fichier résultant sera léger et l'image rapide à afficher. Il est donc important de ne pas sauter cette étape. Voici à quoi je suis arrivé sans trop d'efforts (on peut certainement faire mieux, je vois encore 4 à 8 nœuds superflus).

Notre écu a un joli contour, mais il est vide, et... on ne peut pas le colorier. Il est en effet composé de deux chemins : un extérieur qui est noir, et un intérieur qui créé un trou. Il faudrait pouvoir colorier ce chemin intérieur. Pour cela, il faut le séparer. Rien de plus simple : sélectionnons le dessin, et dans le menu Chemin, utilisons la commande Séparer. Le chemin extérieur se sépare du chemin intérieur qui prend la couleur noire.

Il est important de comprendre que nous sommes passés d'une seule forme à deux dimensions à deux formes superposées, un peu comme si on avait maintenant une troisième dimension. La forme du bas formera le contour de l'écu, celle du haut sera le champ.

Cliquez à l'extérieur du dessin pour tout déselectionner, puis cliquez au centre pour ne sélectionner que le champ. Cliquez maintenant sur l'une des couleurs du nuancier du bas de la fenêtre de travail d'Inkscape : le champ prend cette couleur. Bravo, vous venez de faire votre premier écu avec Inkscape ! Enregistrez-le (au format .svg, qui est un format vectoriel), il vous servira de point de départ pour les futurs blasons que vous dessinerez...

Pour l'enregistrer au format .png et le réutiliser ailleurs, sélectionner toutes les formes (le contour plus le champ), et faites Fichier/Exporter en bitmap.... Changez la largeur (par défaut, la hauteur s'adapte automatiquement, le nom du fichier, puis cliquez sur Exporter. Amusez-vous à changer la largeur (50, 300, 3000...) et comparez les résultats : ils sont impeccables quelle que soit la taille de l'image...

Si vous n'y arrivez pas du premier coup, n'hésitez pas à chercher de l'aide, à refaire les tutoriaux de base, voire à demander de l'aide en commentant ce billet. Il faut beaucoup d'entraînement pour arriver à dessiner rapidement des blasons (j'ai 4 à 5 ans d'expérience avec plus de 2300 dessins à ce jour), mais une fois qu'on maîtrise les opérations décrites ici, cela devient très facile de faire de jolis dessins...

Pour la prochaine fois (disons dans 15 jours), je ferais un tutoriel expliquant comment faire quelques partitions honorables. Mais si vous avez réussi le tutoriel, vous êtes probablement déjà en mesure de les faire vous-même (voici l'écu final au format SVG pour vous entraîner) !


- Cet article est sous licence Creative Commons by-nc-sa.

mercredi 27 mai 2009

Edit de novembre 1696, le brevet de Luc Brindejonc

En novembre 1696, le roi proclame un édit qui prescrit de dresser un Armorial, dont le juge d'armes Charles d'Hozier serait le garde. L'Armorial est ouvert à tous, aux nobles et aux personnes du Tiers qui méritent d'en avoir. Des bureaux sont mis en place où les possesseurs d'armoiries viendront faire leurs déclarations, et où ceux qui désirent en recevoir viendront présenter leurs demandes. Après examen, des brevets portant le dessin du blason leur seront remis, et leurs armes seront décrites et dessinées dans le recueil conservé à Paris.

En réalité, et le roi le dit explicitement quand il abroge cet édit en 1700 : le véritable motif de l'édit n'est pas de dresser un Armorial pour conserver la trace des armes des familles concernées, mais bien financier. Les caisses du Trésor royal étaient vides, le roi avait besoin d'argent pour soutenir sa guerre contre la Ligue d'Augsbourg. Cet édit fit partie d'une série de mesures destinées à renflouer les caisses.

Les particuliers devaient en effet payer 20 livres (plus les taxes de 2 sols par livre, plus 30 sols pour les frais de brevets, soit en tout 23 livres et dix sols), les provinces 300 livres, les villes avec évêchés ou cour supérieure 100 livres, les autres villes 50 livres, etc... Au total, Henri Bourde de la Rogerie (directeur des Archives du Finistère puis d'Ille-et-Vilaine, de 1897 à 1912 et de 1912 à 1934, ancien président de la SHAB) estime que la Bretagne contribua à hauteur de 211.000 livres, l'édit devant rapporter au Trésor, pour toute la France, la somme de 5833000 livres. L'exécution de l'édit avait été attribuée à une société de financiers qui étaient autorisés à percevoir plus que la somme demandée pour le Trésor, pour couvrir leurs frais et augmenter leurs profits. Les commissaires chargés de son exécution ne se contentèrent donc pas des déclarations spontanées, et certains enregistrements étaient obtenus de force (en Provence, tout un village y passa).

Pour la Bretagne, Pol Potier de Courcy (Nobiliaire et Armorial de Bretagne, 1890) estime que sur les 9771 enregistrements, seuls 5269 furent spontanés. Et gare à ceux qui rechignaient à se faire inscrire (et surtout à payer), car les commissaires leurs attribuaient des blasons d'office, parfois peu flatteurs (des pots de chambres pour un barbier, des seringues à lavement pour un apothicaire...). André-Yves Bourgès a récemment attiré notre attention sur le cas des officiers et notaires de Guérande, qui ont du faire de la résistance ; l'un d'eux se voit attribuer un âne bâté, l'autre un âne assis sur une chaise... Le plus souvent, les commissaires fabriquent des blasons simples et ne font aucune recherche : soit ils jouent sur le nom du porteur (des roussettes pour Rouxel, des pommes de pin pour Pépin, une toison de laine pour Goulaine, Le Flo reçoit un fléau, le sieur de la Rouaudais dont on ne connaît même pas le patronyme reçoit une roue...), soit il mettent simplement les initiales de la personne sur un champ uni (JD pour Joseph Daniel, JL pour Jean Launay, MH pour Marie Hamon...), ou bien encore, ce qui est plus rapide, ils inventent des blasons en série, se contentant simplement de faire varier les couleurs (la fin du cinquième registre de Rennes est particulièrement représentative de ce procédé).

Si beaucoup de bourgeois ou d'artisans ont été contraints de payer la taxe et se sont vus attribué un blason contre leur gré, d'autres, qui avaient quelqu'ambition, ont pu voir dans cet édit l'occasion de recevoir un signe officiel de reconnaissance sociale. Ce fut probablement le cas de Luc Brindejonc, dont Pascal Lorant a retrouvé le brevet d'armoiries qui lui fut délivré à l'occasion de cet édit.

Luc Brindejonc fut parmi les premières personne à se présenter au bureau de Rennes, il est donc plus que probable qu'il vint se présenter de lui-même. Issu d'une famille roturière débutant son ascension sociale, il ne portait peut-être pas d'armoiries auparavant, et ces armes furent sans doute créées pour l'occasion.

Il est né le 31 décembre 1657 à Rennes, paroisse Saint-Germain, fils d'Olivier Brindejonc, sieur de la Maisonneuve (1630-1703) et de Perrine Jamet (-1694). Il épouse le 28 février 1683 Françoise Fougère (je ne connais pas d'enfants à ce couple), et est décédé à 67 ans le 5 novembre 1724. Il est dit sieur de la Marre (au Rheu, Ille-et-Vilaine) et du Plessis, il eut au moins deux fils, Etienne-Jean, jurisconsulte, seigneur du Plessis, en Plouasne, dont descendance, et Bernard-Etienne. Son frère cadet, Olivier (ou Pierre ?), né en 1675 à Rennes, semble avoir suivi une carrière militaire (merci aux amis du forum Noblesse Bretonne).

Luc Brindejonc a débuté comme avocat au Parlement où il fut reçu en 1678 (son père l'a été avant lui), et en 1695, avait comparu à une montre de l'évêché de Saint-Malo. En 1702, 1706 et 1708, il reçu des certificats comme ayant servi comme gentilhomme dans la compagnie colonelle du régiment de la noblesse de l'évêché de Saint-Malo (il était cependant domicilié rue de la Filandrie à Rennes en 1703). En 1721, il déclara avoir perdu de grands biens lors de l'incendie de Rennes, où il décéda trois ans plus tard et fut inhumé dans l'église Toussaints. En 1732, lui, son père et son frère furent reconnus nobles par un certificat des membres de la noblesse des Etats de Bretagne, et en 1735, ils le sont encore avec les deux fils de Luc connus, par l'ordonnance des états de Bretagne (merci à Johann Leconte pour ses informations biographiques particulièrement détaillées). Ces reconnaissances de noblesse sont en fait basées sur des généalogies truquées, faisant descendre les Brindejonc de la famille irlandaise Bermingham.

Registre 1er

Numero 128

[blason]

Les armes cy dessus m'ont esté presentées en ce Bureau par Monsieur Luc Brindejonc de la Marre Sieur du Plessis avocat au parlement de Bretagne et les droits m'ont esté aussy payes donc jay delivre son recepicé à Rennes le cinquieme May 16e quatre vingt dix sept

Signé : Barabé

Bretagne
Rennes

N° 128 [blason]

Par ordonnance rendue le 3e du mois de Jan[vi]er de l'an 1698 par Mrs les Commissaires Généraux du Conseil députés sur le fait des Armoiries.
Celles de Luc Brindejonc de la Marre, Sr du Plessis - Avocat au Parlement de Bretagne.

Telles qu'elles sont ici peintes & figurées, après avoir été reçues, ont été enregistrées à l'Armorial Général, dans le Régistre cotté Bretagne, en conséquence du payement des droits réglés par les Tarifs & Arrest du Conseil, du 20e de Novembre de l'an 1696, en foi dequoi, le présent Brévet a été délivré par Nous Charles d'Hozier, Conseiller du Roi, & Garde de l'Armorial Général de France, &c.  A Paris le 19e du mois de Fév[ri]er de l'an 1698.

Signé : dhozier


Documents publiés avec l'aimable autorisation des Archives départementales d'Ille-et-Vilaine (ADIV C 2253), reproduction interdite sans autorisation des ADIV.

Je remercie M. Pascal Lorant pour m'avoir transmis ce document, M. Eric Joret, directeur par intérim des Archives Départementales d'Ille-et-Vilaine pour m'avoir autorisé à le reproduire, et M. Bruno Isbled, archiviste et président de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne pour avoir aiguillé ma demande.

Pour en savoir plus sur l'édit de 1696, je renvoie le lecteur à la préface de Bourde de la Rogerie à l'Armorial Général de France, Bretagne, par Chassin du Guerny, paru en 1930 à Rennes.

mercredi 13 mai 2009

L'armorial de du Paz, 3

Voici la fin des blasons donnés en 1619 par du Paz dans son Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne. Les blasonnements sont ceux de du Paz. Cela fait donc en tout 49 blasons (1), donc deux fois Montauban. Un seul blason ne figure pas sur ce blog, celui de la famille de la Jaille, qui est un lion accompagné de sept coquilles, car j'ai raté la photo de la page 332...

Mathefelon (de)
De gueules à trois faux escussons d'or

Mathefelon



Maure (de)
De gueules au croissant vairé d'argent & d'asur

Maure



Montafilant (de)
De gueules à quatre fusees d'argent semees d'hermines, & six besants d'argent aussi semez d'hermines

Montafilant



Montauban (de)
Ce premier dessin est inséré dans la notice de Landal, car Mahaud d'Aubigné, dame de Landal, a passé cette terre à son mari Olivier de Montauban.
De gueules à neuf Macles d'or au lambeau d'argent de quatre pieces

Montauban



Montauban (de)
Ce dessin-ci est celui de la notice de Montauban.
De gueulles a neuf Macles d'or au Lambeau d'argent de quatre pieces

Montauban



Montrelais (de)
D'or, à six Cotices d'asur

Montrelais



Parigné (de)
D'argent à une croix de sable

Parigné



Parthenay (de)
D'argent, à la croix patee de sable

Parthenay



Plessis-Anger (du)
Vairé contre-vairé d'argent & d'asur

Plessis-Anger



Raiz (de) (ou Retz)
pas de description

Raiz (Retz)



Rochefoucaud (de la)
Burelé d'argent & d'azur de dix pieces chargées de trois chevrons brisez de gueulles

Rochefoucaud



Rougé (de)
De gueules à une Croix patee d'argent

Rougé



Scepeaux (de) Ce blason est en fin de la notice de la Jaille.
Vairé contrevairé d'argent & de gueules de huict pieces

Scepeaux



Tinténiac (de)
D'argent à deux jumelles d'asur chargées d'un baston de gueules

Tinténiac



Tuffin
A cause d'une digression sur la Rouerie dans l'article Dol-Combourg
d'argent à la bande de Sable chargée de trois croissans d'argent

Tuffin




Enfin, voici les deux blasons gravés et dorés de la couverture. Le premier dessin est le blason du premier de couverture (armes de France et de Bretagne), le second est celui du quatrième de couverture (armes de la Bretagne). Le cuir a vieilli et est un peu jauni, ce qui fait qu'il est parfois difficile de distinguer ce qui est de la dorure et ce qui ne l'est pas, d'où les nombreuses imprécisions du dessin. La dorure étant plus claire que le cuir brun, les dessins sont en négatif.

Premier de couverture




Et pour terminer, voici la liste des notices traitées par du Paz (d'après le sommaire pages 9 et 10)...

Penthièvre et Avaugour
la Hunaudaye
Quintin
Chateaubriant
la Guerche et Pouancé
Martigné-Ferchaut
du Chastelier d'Eréac et de Branxian
Beaumanoir
Besso
Dinan
Montafilant
la Bellière
Montejean
Derval
Rougé
Malestroit
Kaer
Oudon
Retz
Machecoul
Chateaugiron
Espinay
Mathefelon, comtes de Duretal
la Jaille
la Rochefoucaud
du Guesclin
Broon, Brondineuf et Fourneaux
la Roberie
Landal
Lorgeril
Lanvalay et Tressaint
la Tourniole (Guémadeuc)
Parthenay (en Bretagne)
Parrigné
la Chesnaye (le Bouteiller)
Saint-Etienne (en Fougerais)
la Rubaudière, puisnés de la Feuillée
Dol & Combourg
Montauban
Bois de la Roche
Tinténiac
Acigné
Loheac
Maure
Plessis-Anger
Montrelais
la Marzelière
Argentré
Guigen
Carmen
Goulaine
Bois de la Motte
Craon
Breil de Rais
Tisé
Netumières (Hay)
Champagné





(1) Dessins au format SVG disponibles sur simple demande.


- Cet article est sous licence Creative Commons by-nc-sa.

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