Le week-end dernier, c'était le pardon de Saint-Yves à Tréguier. Voici quelques vues anciennes et actuelles de la cathédrale...
(Photographies et collection A. de la Pinsonnais)
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samedi 4 juin 2011
Par Amaury de la Pinsonnais le samedi 4 juin 2011, 14:17 - Cartes postales anciennes
Le week-end dernier, c'était le pardon de Saint-Yves à Tréguier. Voici quelques vues anciennes et actuelles de la cathédrale...
(Photographies et collection A. de la Pinsonnais)
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by-nc-sa.samedi 29 janvier 2011
Par Amaury de la Pinsonnais le samedi 29 janvier 2011, 16:23 - Cartes postales anciennes
La Hélardière est un joli manoir proche de Donges, que j'ai visité en 2008 lors du congrès de la SHAB, en compagnie des meilleurs guides que l'on puisse avoir pour une telle visite : Gwyn Meirion-Jones, professeur émérite de la London Metropolitan University et l'un des meilleurs spécialistes du manoir breton, et son compère Michael Jones, professeur émérite de l'Université de Nottingham, historien de la Bretagne ducale, particulièrement de celle de Jean IV, et grand connaisseur des archives bretonnes. Nos deux amis ont beaucoup travaillé ensemble et publié plusieurs articles de référence sur le manoir breton, ils étudient la Hélardière depuis plusieurs années en compagnie de sa propriétaire Mme Bosse-Perus, qui avait remarquablement accueilli la société ce jour-là, malgré les travaux en cours.
La Hélardière est un manoir à cour fermée, auquel on accède par une porte cochère à double entrée (charrière et piétonne). A droite de cette entrée se trouve une petite marre, qui a pu être creusée lors de la construction du manoir afin d'en extraire de l'argile. Elle a ensuite servi de lavoir et d'abreuvoir pour les animaux, comme en témoigne une rampe pavée (qui n'apparaît pas sur mes photos), juste à droite de la porte piétonne.


Même s'il est très probable que le site de la Hélardière soit plus ancien que
le XIVe siècle, c'est de cette époque que datent les premiers indices certains
de son occupation. Entrons dans la cour. Face à nous (au centre sur la carte
ci-dessous), la salle basse, pièce principale du manoir, où le seigneur reçoit
et s'organise la vie quotidienne. Ce bâtiment n'a toujours eu qu'un étage, la
seule grande pièce qui l'occupait n'avait pas de plafond, laissant voir la
charpente sculptée. A gauche de la salle basse, on trouve une unité de
logement, que le professeur Gwyn Meirion-Jones appelle chamber-block,
datant probablement du XVe siècle.

Lors de notre visite, la toiture de la salle basse et la tour à sa droite étant
en pleine restauration, je n'ai pas de photo correspondant à la vue de cette
carte postale. Mais nous avons pu admirer la charpente, elle aussi en pleine
restauration.
A droite de la salle basse, voici le logis avec sa tourelle (XVIe) le reliant au corps principal. Ce logis se compose de deux unités résidentielles, celle de droite étant la plus ancienne (XIVe), l'autre ayant été reconstruite au XVIe siècle. Le logis est prolongé par une chapelle, elle aussi du XVIe. Les recherches de nos deux historiens ont permis de retrouver les familles propriétaires de la Hélardière : Aux Briant (1428), succède Jean André (1472), les familles Cybouault (1526), du Bouexic (1650) et Praud (1807). Les éléments du XVe seraient à attribuer à Jean André, ceux du XVIe aux Cybouault.


La famille Praud conservera la Hélardière et c'est eux qui habitent le manoir à l'époque où furent faites ces cartes postales, où l'on voit un magnifique jardin. Mais, à la mort de leur dernier descendant en 1952, le domaine est vendu aux Raffineries Françaises du Pétrole de l'Atlantique qui ne se soucient visiblement pas de son entretien, le projet faisant du manoir un "cercle des ingénieurs" ayant été abandonné. C'est de cette époque qu'à du disparaitre le jardin. Le manoir est revendu à un propriétaire privé en 1967, qui réaménage le logis pour le rendre habitable. En 2002, le manoir est acheté par Mme Viviane Bosse-Perus, qui non seulement en entreprend une remarquable la restauration, mais s'attache encore à retrouver l'histoire de la Hélardière.

Hélas, Donges est surtout connu des français pour sa raffinerie, propriété de
Total. Et Total ne semble pas du tout se soucier du patrimoine de Donges :
l'entreprise a acheté et ruiné plusieurs propriétés. En achetant les terrains
proches de la Hélardière en 1955, la raffinerie s'était engagée à ne rien y
construire. Mais considérant certainement que sa parole vaut moins que ses
profits, elle y a construit des réservoirs de pétrole, l'un d'eux à seulement
130m de la Hélardière. Aujourd'hui, le manoir est menacé de délaissement, Total
impose ses règles aux riverains et... aux élus ! Total, l'entreprise aux
milliards de bénéfice, préfère sans doute détruire que protéger le patrimoine
de la commune où elle s'est installé.

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hors numérisations des cartes postales anciennes -
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by-nc-sa.samedi 20 novembre 2010
Par Amaury de la Pinsonnais le samedi 20 novembre 2010, 14:00 - Archives publiques
Rennes a fêté en 2009-2010 le tricentenaire de la mort de Claude François Poullart des Places, rennais fondateur de la Congrégation du Saint-Esprits (Spiritains).
Ma famille a un lien particulier avec les Poullart, puisque l'acte le plus ancien concernant les Hochedé que je connaisse est l'acte de mariage en 1691 de Jacques Hochedé, sieur de Bellair, et Claude Davy, dame du Brossais et héritière de la Pinsonnais. Je ne connais rien des Hochedé avant ce mariage. Mais parmi les témoins de celui-ci, figurent Jeanne Le Meneust, femme de François-Claude Poullart, sieur des Place, juge-garde de la Monnaie à Rennes, oncle de l'époux, et leur fils Claude François Poullart. Il avait alors douze ans. Je ne sais pas exactement comment Jacques Hochedé, fils d'Olivier Hochedé et de Renée Le Febvre, était cousin avec le fondateur de la Congrégation du Saint-Esprit, si vous avez une piste, cela m'intéresse.
Voici l'acte de baptême de Claude François Poullart.
Source : Archives Municipales de Rennes, GGStPS2, registres paroissiaux de Saint-Pierre en Saint-Georges, 1679 (archives en ligne, vue 256).Claude François, né du jour d'hier, fils de n. h. Claude François Poullart, advocat en la cour, et demoiselle Janne Mesneust sa compagne, sr et dames des Places, a esté baptisé en cette eglize par n. et d. messire Julien Roussigneul Rr de.... et tenu sur les ss fonds baptismaux par haut et puissant seigneur messire Claude de Marbeuf, chevallier, seigneur de Laillé, du Gué et autres lieux, conseiller du roy en ses conseils et president de son Parlement de Bretagne, parain, et damoiselle Françoise Truillot, dame de Ferret, marainne, lesquels ont signé ce jour vingt et septiesme de feuvrier mil six cent soixante et dix neuf, avec plusieurs autres personnes de qualité.
[Signent :] C de Marbeuf, Françoise Truillot, C de Marbeuf sr L'houuenin, Marie Le Gouverneur, François Gouyon de Beaucorps, Gillette Leszot, Ferret, Roussigneul R d. S. G.
François Claude Poullart, le père, originaire de Moncontour, était le descendant des Poullart, famille qui eut une période faste durant la guerre de Succession et le règne de Jean IV au XIVe siècle, où ils s'illustrèrent au Combat des Trente et avec un évêque de Rennes et Saint-Malo. La famille avait perdu sa splendeur, mais ne désespérait pas de retrouver ses titres. François-Claude n'avait pas été inquiété lors de la réformation de 1669-71, mais en 1677 au moment de son mariage, il fit inscrire sur l'acte de mariage qu'il déclarait ne renoncer ny prendre la qualité d'escuyer, prise par ses ancêtres, jusqu'à avoir recouvert ses titres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, registres de Servon-sur-Vilaine, 1677).
Son fils Claude François étudia le droit pendant près de deux ans à Nantes, de 1698 à 1700. On peut supposer qu'à l'occasion de ses voyages de Rennes à Nantes, il fit quelques haltes chez son cousin, à la Pinsonnais. Peut-être un jour en trouverons-nous le souvenir...
Pour aller plus loin :
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